1.DIVISIBILITÉ DANS L’ENSEMBLE $\mathbb{Z}$
1.1. DIVISIBILITÉ DANS $\mathbb{Z}$
Définition.
Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs. On dit que $a$ divise $b$ et on écrit $a \mid b$ s'il existe $k \in \mathbb{Z}$ tel que $b=ak$.
Autrement dit :
\[a \mid b \iff \big[ (\exists k \in \mathbb{Z}) ; b=ka \big]\]
On dit aussi que $b$ est divisible par $a$ ou que $b$ est un multiple de $a$ ou encore que $a$ est un diviseur de $b$.Exemples.
- Le nombre $-6$ divise $-42$ car : $-42 = 7 \times (-6)$.
- Le nombre $3$ divise $54$ car : $54 = 3 \times 18$.
- On a : $3 \mid -12$ et $2018 \mid 0$ et $-5 \mid 2020$ car : $-12 = 3 \times (-4)$ et $0 = 2018 \times 0$ et $2020 = (-5) \times (-404)$.
- Le nombre $7$ ne divise pas $-38$ car il n'existe aucun entier relatif $k$ tel que : $-38 = 7k$.
Applications.
- Soit $a$ et $d$ deux entiers relatifs non nuls. Montrer que : $d \mid a \iff |d| \le |a|$.
- Soit $x$ et $y$ deux éléments de $\mathbb{Z}^*$ et $n$ un entier naturel non nul.
- Montrer l'équivalence suivante : $xy=1 \iff (x=y=1 \text{ ou } x=y=-1)$
- Montrer que si $x$ divise $y$ alors : $x \mid y^n$ et $x^n \mid y^n$.
Proposition.
Soit $a, b, c$ et $d$ des éléments de $\mathbb{Z}$. Alors :
- $a \mid a$ et $a \mid -a$ et $a \mid ab$
- $a \mid b \iff a \mid -b$
- $(a \mid b \text{ et } b \mid c) \implies a \mid c$
- $(a \mid b \text{ et } a \mid c) \implies \big( a \mid b+c \text{ et } a \mid b-c \big)$
- $(a \mid b \text{ et } b \mid a) \implies |a| = |b|$
- $(a \mid b \text{ et } c \mid d) \implies ac \mid bd$
- $(\forall (\alpha ; \beta) \in \mathbb{Z}^2) ; \; (a \mid b \text{ et } a \mid c) \implies a \mid \alpha b + \beta c$
Preuve.
Montrons par exemple les résultats 3) et 7) :
- Pour le résultat 3) : supposons que $a \mid b$ et $b \mid c$ ; il existe donc $(k ; k') \in \mathbb{Z}^2$ tel que $b = ak$ et $c = bk'$. Il s'ensuit donc que $c = akk'$. Par suite : $a \mid c$ car $kk' \in \mathbb{Z}$.
- Pour le résultat 7) : supposons que $a \mid b$ et $a \mid c$ ; il existe donc $(k_1 ; k_2) \in \mathbb{Z}^2$ tel que $b = a k_1$ et $c = a k_2$. Il s'ensuit donc que : $\alpha b + \beta c = \alpha a k_1 + \beta a k_2 = a(\alpha k_1 + \beta k_2)$. Par suite : $a \mid \alpha b + \beta c$
Exemples.
- Soit $a, b$ et $c$ des éléments de $\mathbb{Z}$ tels que : $a \mid 2b+c$ et $a \mid b+c$. Montrons que $a \mid b$ et $a \mid c$ : On a : $a \mid 2b+c$ et $a \mid b+c$ ; donc : $a \mid (2b+c)-(b+c)$, c'est-à-dire que $a \mid b$. et puisque $a \mid b$ et $a \mid b+c$, alors : $a \mid (b+c)-b$, c'est-à-dire que $a \mid c$. D'où le résultat.
- Soit $p$ et $n$ deux éléments de $\mathbb{Z}$ tels que : $p \mid 13n+1$ et $p \mid -2n+3$. Montrons que $p \mid 41$ :
On a : $\begin{cases} p \mid 13n+1
p \mid -2n+3 \end{cases} \implies p \mid 2(13n+1) + 13(-2n+3) \implies p \mid 41$. D'où le résultat.
Applications.
- Soit $a, b, c, x$ et $y$ des éléments de $\mathbb{Z}$ tels que : $a \mid x-y$ et $a \mid b-c$. Montrer que : $a \mid bx-cy$.
- Soit $d$ et $n$ deux entiers relatifs. Établir l'implication : $\begin{cases} d \mid n^2+3
d \mid 2n-1 \end{cases} \implies d \mid 13$. - Déterminer toutes les valeurs de l'entier relatif $n$ pour lesquelles : $n-17 \mid n-1$.
- Soit $(x;y) \in \mathbb{Z}^2$ et $d$ un diviseur commun des entiers $x$ et $y$. Déterminer les valeurs possibles de $d$ sachant que : $4x-13y = 5$.
- Résoudre dans $\mathbb{Z}^2$ l'équation suivante : $(x+1)(y+2) = 2xy$.
1.2. DIVISION EUCLIDIENNE DANS $\mathbb{N}$
Théorème.
Soit $a$ et $b$ deux entiers naturels tels que $a \neq 0$.
Il existe un unique couple $(q;r) \in \mathbb{N}^2$ tel que : $b=aq+r \text{et} 0 \le r < a$.
L'opération qui permet la détermination du couple $(q;r)$ est appelée la division euclidienne de l'entier $b$ par l'entier $a$ dans $\mathbb{N}$.
Les entiers $b, a, q$ et $r$ sont appelés respectivement le dividende, le diviseur, le quotient et le reste.
Exemples.
- La division euclidienne de $75$ par $8$ donne : $75 = 9 \times 8 + 3$ et $0 \le 3 < 8$. Le quotient est $q=9$ et le reste est $r=3$.
- La division euclidienne de $126$ par $7$ donne : $126 = 18 \times 7 + 0$ et $0 \le 0 < 7$. Le quotient est $q=18$ et le reste est $r=0$.
- La division euclidienne de $85$ par $112$ donne : $85 = 0 \times 112 + 85$ et $0 \le 85 34$.
Remarque.
TECHNIQUE TRÈS IMPORTANTE
- Pour tout $(a;b) \in \mathbb{N}^2$ tel que $a \neq 0$, les restes possibles de la division euclidienne de $b$ par $a$ sont :
\[0 ; 1 ; 2 ; \dots ; a-1\]
- Tout entier naturel $n$ s'écrit sous la forme : $n = aq+r$ avec $0 \le r \le a-1$.
- Tout entier naturel $n$ peut s'écrire sous la forme $2p$ ou $2p+1$ avec $p \in \mathbb{N}$.
- Tout entier naturel $n$ peut s'écrire sous la forme $3k$ ou $3k+1$ ou $3k+2$ avec $k \in \mathbb{N}$.
1.3. DIVISION EUCLIDIENNE DANS $\mathbb{Z}$
Théorème.
Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs tels que $a \neq 0$.
Il existe un unique couple $(q;r) \in \mathbb{Z} \times \mathbb{N}$ tel que : $b = aq+r \text{et} 0 \le r < |a|$.
L'opération qui nous permet la détermination du couple $(q;r)$ est appelée la division euclidienne de l'entier $b$ par l'entier $a$ dans $\mathbb{Z}$.
Les entiers $b, a, q$ et $r$ sont appelés respectivement le dividende, le diviseur, le quotient et le reste.
Preuve.
Soit $a$ et $b$ deux éléments de $\mathbb{Z}$ tels que : $a \neq 0$.
On suppose que $a > 0$.
- Si $b \ge 0$ alors $b \in \mathbb{N}$ et d'après le théorème précédent on aura :
\[(\exists! (q;r) \in \mathbb{N}^2) : b = aq+r \text{et} 0 \le r < a\]
- Si $b < 0$ alors $-b \in \mathbb{N}^*$ et d'après le théorème précédent on aura :
\[(\exists! (q';r') \in \mathbb{N}^2) : -b = aq' + r' \text{et} 0 \le r' < a\]
- Si $r' = 0$ alors : $-b = aq'$, c'est-à-dire que $b = a(-q') + 0$. On obtient l'unique couple $(-q';0)$.
- Si $r' \neq 0$ alors $0 < r' < a$ et donc $-a < -r' < 0$, c'est-à-dire que : $0 < a – r' < a$. et en posant : $r = a – r'$ et $q = -(q' + 1)$, on obtient : $b = aq + r \text{et} 0 \le r < a$. Puisque $q'$ et $r'$ sont uniques, alors il en est de même pour $q$ et $r$.
Exemples.
- Pour $b = 37$ et $a = 11$ : on a $37 = 11 \times 3 + 4$. Donc : $q=3$ et $r=4$.
- Pour $b = 37$ et $a = -11$ : on a $37 = -11 \times (-3) + 4$. Donc : $q=-3$ et $r=4$.
- Pour $b = -37$ et $a = 11$ : on a $-37 = 11 \times (-4) + 7$. Donc : $q=-4$ et $r=7$.
- Pour $b = -37$ et $a = -11$ : on a $-37 = -11 \times 4 + 7$. Donc : $q=4$ et $r=7$.
Applications.
Les restes de la division euclidienne des nombres $4294$ et $3512$ par un entier naturel non nul $a$ sont respectivement $10$ et $12$. Déterminer la valeur de $a$.
La division euclidienne de l'entier $1517$ par un entier naturel $x$ donne $75$ comme quotient et $r$ comme reste. Déterminer les valeurs des nombres $x$ et $r$.
Soit $n \in \mathbb{N}^*$.
On désigne par $q$ et $r$ le quotient et le reste de la division euclidienne de $125$ par $n$ respectivement.
Déterminer les valeurs de $q$ et $r$ sachant que : $r = q^2$.
- Déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de $b$ par $a$ dans chacun des cas suivants :
- $a = 5$ et $b = 67$
- $a = -5$ et $b = 67$
- $a = -5$ et $b = -67$
- $a = 5$ et $b = -67$
- $a = 29$ et $b = -314$
- $a = -13$ et $b = -76$
2.NOMBRES PREMIERS
2.1. NOMBRES PREMIERS
Définition.
Soit $p \in \mathbb{Z}$. On dit que $p$ est un nombre premier si : $|p| \neq 1 \text{et} D_p = \{-1; 1; -p; p\}$
où $D_p$ désigne l'ensemble des diviseurs de $p$.
Exemples.
- On a : $D_2 = \{-1; 1; 2; -2\}$ ; donc $2$ est un nombre premier. Par contre, le nombre $4$ n'est pas premier car : $D_4 = \{-4; -2; -1; 1; 2; 4\}$.
- Les entiers : $-2, 3, 5, -7, \dots$ sont des nombres premiers.
- Le nombre $-16$ n'est pas premier car $-8$ divise $-16$.
- Le nombre $155$ n'est pas premier car $5$ divise $155$.
- L'entier $2$ est le seul nombre premier pair.
- $0$ n'est pas un nombre premier.
Remarque.
Si $p$ est premier dans $\mathbb{N}$ alors $-p$ est premier dans $\mathbb{Z}$. Plus précisément :
\[(p \text{ est premier dans } \mathbb{Z}) \iff \text{Card } D_p = 4 ; (p \text{ est premier dans } \mathbb{N}) \iff \text{Card } D_p = 2\]
C'est pour cette raison qu'on va se contenter dans la suite du ce chapitre du traitement des nombres positifs et l'ensemble des nombres premiers positifs sera noté $\mathbb{P}$.
On a donc l'équivalence :
\[x \in \mathbb{P} \iff (x \in \mathbb{N} \text{ et } x \text{ premier})\]
Applications.
- Montrer que les nombres suivants ne sont pas premiers :
\[4825 – 7281 – 2501 – 111 – 1111 – 111111 – 25008\]
- Montrer que tout nombre premier positif et distinct de $2$ et $3$ s'écrit sous la forme $6p+1$ ou $6p+5$.
- Pour tout $n \in \mathbb{N}$, on pose : $P(n) = 10n + 7$. Déterminer les valeurs de $n$ inférieur à $10$ et pour lesquelles $P(n)$ n'est pas un nombre premier.
2.2. DÉTERMINATION DES NOMBRES PREMIERS
Proposition.
Soit $a$ un nombre non premier et différent de $1$.
Le plus petit diviseur propre de $a$ (c'est-à-dire distinct de $1$ et $a$) est un nombre premier.
Théorème.
Soit $n$ un entier non premier et supérieur ou égal à $2$. Alors, il existe au moins un diviseur premier $p$ du nombre $n$ et vérifiant $p^2 \le n$. En d'autres termes :
\[(n \text{ est un nombre premier}) \iff \big( n \text{ n'admet pas de diviseur premier dans } [2 ; \sqrt{n}] \cap \mathbb{N} \big)\]
Preuve.
Soit $n \in \mathbb{N}^* – \{1\}$ un nombre non premier et $p$ le plus petit diviseur positif de $n$ distinct de $1$.
D'après la proposition précédente, le nombre $p$ est premier et de plus : $\big( \exists k \in \mathbb{N}^* \big) \; n = pk$.
Puisque $k$ est un diviseur de $n$ et $k \neq 1$, alors $p \le k$, ce qui donne : $p^2 \le n$. D'où le résultat.
Voici deux questions qui se posent naturellement :
- Comment savoir si un entier $N \ge 2$ est premier ?
La proposition ci-dessus donne une réponse : On dresse la liste des nombres premiers $p$ tels que $p^2 \le N$, c'est-à-dire $p \le E(\sqrt{N})$ ($x \mapsto E(x)$ est la fonction partie entière). Alors $N$ est premier si, et seulement s'il n'est multiple d'aucun des nombres obtenus.
À titre d'exemple : Montrons que le nombre $2017$ est premier.
D'abord $E(\sqrt{2017}) = 44$. Les nombres premiers inférieures ou égales à $44$ sont :
\[2 – 3 – 5 – 7 – 11 – 13 – 17 – 19 – 23 – 29 – 31 – 37 – 41 – 43\]Par division euclidienne ou critère de divisibilité, on vérifie qu'aucun de ces nombres ne divise $2017$. Donc, $2017$ est un nombre premier.
- Soit $N \ge 2$ un entier donné, comment trouver tous les nombres premiers inférieurs ou égaux à $N$ ? Le crible d'Ératosthène fournit une méthode. Dans la liste des entiers de $2$ à $N$, on supprime tous les multiples de $2$, puis tous les multiples de $3$, et ainsi de suite. Après avoir supprimé tous les multiples d'un certain entier, le plus petit des entiers qui restent dans la liste, s'il y en a, est premier, et tous les nombres premiers entre $2$ et $N$ sont obtenus successivement par ce procédé.
Applications.
- Parmi les nombres suivants, lesquels sont des nombres premiers :
\[127 – 1979 – 2017 – 13957 – 3599 – 2309\]
- En utilisant le crible d'Ératosthène, déterminer les nombres premiers qui existent entre $100$ et $150$.
- Pour tout $n \in \mathbb{N}$, on pose : $M_n = \dfrac{3^n – 1}{2}$. Montrer que si $M_n$ est premier, alors $n$ est un nombre premier.
Théorème.
L'ensemble $\mathbb{P}$ des nombres premiers positifs est infini.
Preuve.
De très nombreuses preuves de ce résultat existent. Proposons ici la démonstration d'Euclide, sans doute la plus connue, en raisonnant par l'absurde. Supposons que l'ensemble $\mathbb{P}$ soit fini. On peut alors écrire $\mathbb{P} = \{p_1; p_2; \dots ; p_k\}$. D'après le théorème précédent, l'entier $N = p_1 \cdot p_2 \dots p_k + 1$ admet au moins un facteur premier $p$. Ce nombre premier est donc l'un des $p_i$. On a alors $p \mid N$ et $p \mid p_1 \cdot p_2 \dots p_k$, il s'ensuit donc que $p \mid N – p_1 \cdot p_2 \dots p_k$, c'est-à-dire $p \mid 1$, ce qui est impossible. L'hypothèse de départ est donc fausse.
2.3. DÉCOMPOSITION EN PRODUIT DE FACTEURS PREMIERS
Théorème.
Tout entier relatif $n$ distinct de $1$ et $-1$ peut s'écrire et de façon unique sous la forme :
\[n = \varepsilon \, p_1^{\alpha_1} p_2^{\alpha_2} \dots p_k^{\alpha_k}\]
où $p_1, p_2, \dots, p_k$ des nombres premiers positifs et distincts, $\alpha_1, \alpha_2, \dots, \alpha_k$ des éléments de $\mathbb{N}^*$ et $\varepsilon = \pm 1$.
Cette écriture est appelée la décomposition de $n$ en produit de facteurs premiers.Preuve.
Soit $n$ un entier naturel supérieur ou égal à $2$. On a alors la discussion suivante :
- Si $n$ est premier, alors : $n = n$.
- Si $n$ n'est pas premier, alors le plus petit diviseur positif $p_1$ de $n$ distinct de $1$ est premier ; d'où $n = p_1 q_1$.
- Si $q_1$ est premier, alors $n = p_1 q_1$ et donc $n$ est le produit de deux nombres premiers.
- Si $q_1$ n'est pas premier, alors le plus petit diviseur $p_2$ de $n$ distinct de $1$ est premier ; il s'ensuit que $q_1 = p_2 . q_2$ et donc $n = p_1 . p_2 . q_2$. On a à nouveau deux cas : $q_2$ premier ou non premier et ainsi de suite.
Exemples.
- Décomposition du nombre $-420$ en produit de facteurs premiers :
- Le nombre $420$ est pair et son plus petit diviseur premier est $2$.
- Le nombre $210$ est pair et son plus petit diviseur premier est $2$.
- Le plus petit diviseur premier de $105$ est $3$.
- Le plus petit diviseur premier de $35$ est $5$.
- Le nombre $7$ est premier. Par suite : $-420 = -2^2 \times 3 \times 5 \times 7$.
- Décompositions des nombres $5544$ et $-975$ en produit de facteurs premiers :
\[5544 = 2^3 \times 3^2 \times 7 \times 11 \text{et} -975 = -3 \times 5^2 \times 13\]
Applications.
- Décomposer les nombres suivants en produit de facteurs premiers :
\[10000 ; 8200 ; 1332 ; -1032 ; 111333 ; -51480 ; 1777\]
- Décomposer en produit de facteurs premiers le nombre : $a = 6^6 + 1$.
- Décomposer en produit de facteurs premiers le nombre : $x = 100^{2n}$ où $n \in \mathbb{N}^*$.
Proposition.
Soit $n$ un entier naturel supérieur ou égal à $2$ et tel que sa décomposition en produit de facteurs premiers est :
\[n = p_1^{\alpha_1} p_2^{\alpha_2} \dots p_k^{\alpha_k}\]
- Pour qu'un entier naturel $d$ soit un diviseur de $n$, il faut et il suffit que sa décomposition en produit de facteurs premiers s'écrit sous la forme :
\[d = p_1^{\beta_1} p_2^{\beta_2} \dots p_k^{\beta_k} \text{avec} 0 \le \beta_i \le \alpha_i \text{ pour tout } i \in \{1; 2; \dots; k\}\]
- Pour qu'un entier naturel $m$ soit un multiple de $n$, il faut et il suffit que sa décomposition en produit de facteurs premiers s'écrit sous la forme : $m = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k} \times a$ avec $\alpha_i \le \gamma_i$ pour tout $i \in \{1; 2; \dots; k\}$ et $a$ est produit des facteurs premiers distincts de $p_1, p_2, \dots, p_k$.
Exemple.
On a : $45 = 3^2 \times 5$ ; donc les diviseurs positifs de l'entier $45$ s'écrivent sous la forme $3^\alpha \times 5^\beta$ avec $\alpha \in \{0; 1; 2\}$ et $\beta \in \{0; 1\}$. Il s'ensuit donc que les diviseurs positifs de $45$ sont : $1 ; 3 ; 5 ; 9 ; 15 ; 45$.
3.PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR – ALGORITHME D’EUCLIDE – PLUS PETIT COMMUN MULTIPLE
3.1. PLUS GRAND COMMUN DIVISEUR
Définition.
Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs non nuls.
Le plus grand commun diviseur de $a$ et $b$, noté $a \wedge b$ ou $PGCD(a,b)$ ou $\Delta(a;b)$, est le plus grand des diviseurs strictement positifs communs à $a$ et $b$.
Exemples.
- Les diviseurs positifs du nombre $-30$ sont : $1 ; 2 ; 3 ; 5 ; 6 ; 10 ; 15 ; 30$. Les diviseurs positifs du nombre $12$ sont : $1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 6 ; 12$. Par conséquent : $12 \wedge 30 = 6$
- Les diviseurs positifs du nombre $-19$ sont : $1 ; 19$. Les diviseurs positifs du nombre $15$ sont : $1 ; 3 ; 5 ; 15$. Par suite : $(-19) \wedge 15 = 1$
Remarques.
- On convient que pour tout $a \in \mathbb{Z}$ : $a \wedge 0 = |a|$.
- La définition précédente peut être encore formulée par l'équivalence suivante :
\[\delta = a \wedge b \iff \begin{cases} \delta \mid a \text{ et } \delta \mid b \\ (\forall d \in D_a \cap D_b) : \; d \le \delta \end{cases}\]
- Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs non nuls. Si $\delta = a \wedge b$ alors :
- $\delta \ge 1$ et $\delta \mid a$ et $\delta \mid b$ ;
- Pour tout $d \in \mathbb{Z}^*$ : $(d \mid a \text{ et } d \mid b) \implies d \mid \delta$.
Proposition.
Soit $a$, $b$ et $c$ des entiers relatifs non nuls et $n$ un entier naturel non nul. Alors :
- $a \wedge b = |a| \wedge |b|$
- $a \wedge b = b \wedge a$
- $a \wedge a = a \wedge 0 = |a|$
- $a \wedge 1 = 1$
- $(a \wedge b) \wedge c = a \wedge (b \wedge c)$
- $a \mid b \iff a \wedge b = |a|$
- $a^n \wedge a = |a|$
Preuve.
$x \mid y \iff D_x \subset D_y$ \end{remarque}
- Les résultats 1), 2), 3), 4) et 7) sont des conséquences immédiates de la définition précédente.
- Le résultat 5) découle de fait que : $(D_a \cap D_b) \cap D_c = D_a \cap (D_b \cap D_c)$.
- Pour le résultat 6) : On suppose que $a \mid b$, donc : $(\exists k \in \mathbb{Z}) ; b=ak$. Par conséquent :
\[D_a \cap D_b = D_a \cap D_{ka} = D_a \text{(car : } D_a \subset D_{ka})\]Il s'ensuit donc que : $a \mid b \implies a \wedge b = |a|$. Réciproquement, si $a \wedge b = |a|$ alors $|a| \mid b$, c'est-à-dire que : $a \mid b$. D'où : $a \mid b \iff a \wedge b = |a|$.
$x \mid y \iff D_x \subset D_y$ \end{remarque}
3.2. CALCUL PRATIQUE DU P.G.C.D : L’ALGORITHME D’EUCLIDE
Proposition.
Soit $a$ et $b$ deux entiers naturels non nuls.
Si $a = bq+r$ et $0 \le r < b$, alors : $a \wedge b = b \wedge r$. En d'autres termes :
Lorsque $b$ ne divise pas $a$, le plus grand commun diviseur des entiers $a$ et $b$ est égal au dernier reste non nul obtenu grâce à l'algorithme d'Euclide.
Preuve.
On a déjà démontré cette proposition dans l'activité 4 et ceci en utilisant l'égalité :
\[D_a \cap D_b = D_b \cap D_r\]
Explication de l'algorithme d'Euclide.
On considère deux entiers $a \in \mathbb{Z}^*$ et $b \in \mathbb{N}^*$.
On effectue la division euclidienne de $b$ par $r_1$ : $b = r_1 q_2 + r_2$ avec $0 \le r_2 < r_1$.
Si $r_2 = 0$, on arrête l'algorithme en déduisant que : $a \wedge b = r_1$
Si $r_2 \neq 0$, on continue.
Etc.
Notons que le processus engagé va s'arrêter, car sinon, on construirait une suite d'entiers naturels strictement décroissante, ce qui est impossible. Il existe donc un entier $p \in \mathbb{N}$ tel que $r_p \neq 0$ et $r_{p+1} = 0$.
Par conséquent : $a \wedge b = r_p$
- On effectue la division euclidienne de $a$ par $b$ : $a = bq_1 + r_1$ avec $0 \le r_1 < b$.
- Si $r_1 = 0$, on arrête l'algorithme en déduisant que : $a \wedge b = b$
- Si $r_1 \neq 0$, on continue.
Exemple.
Calculons $6468 \wedge 1547$ en appliquant l'algorithme d'Euclide :
\[\begin{aligned}6468 &= 1547 \times 4 + 280 \\
1547 &= 280 \times 5 + 147 \\
280 &= 147 \times 1 + 14 \\
147 &= 133 \times 1 + 7 \\
133 &= 14 \times 9 + 7 \\
14 &= 7 \times 2 + 0\end{aligned}\]
Le dernier reste non nul dans l'algorithme est $7$, ce qui permet de conclure que : $6468 \wedge 1547 = 7$.Applications.
- En utilisant l'algorithme d'Euclide, déterminer le plus grand commun diviseur des entiers relatifs $a$ et $b$ dans chacun des cas suivants :
- 1er cas : $a = 134$ et $b = 25$ ; 2ème cas : $a = 336$ et $b = 124$ ; 3ème cas : $a = -74$ et $b = -24$
- 4ème cas : $a = 21384$ et $b = 613$ ; 5ème cas : $a = -1074$ et $b = 323$.
- Soit $n$ un entier naturel supérieur ou égal à $2$. En utilisant l'algorithme d'Euclide, montrer que :
\[(n^3 + 3n^2 + n + 1) \wedge n^2 = n^2 \wedge (n+1)\]
Proposition.
Soit $a, b$ et $c$ des entiers relatifs non nuls. Alors :
- $(c \mid a \text{ et } c \mid b) \iff c \mid a \wedge b$
- $(ca) \wedge (cb) = |c| (a \wedge b)$
- $\begin{cases} c \mid a
c \mid b \end{cases} \implies \left(\dfrac{a}{c}\right) \wedge \left(\dfrac{b}{c}\right) = \dfrac{a \wedge b}{|c|}$
Preuve.
Soit $a, b$ et $c$ des entiers relatifs non nuls et $n$ un entier naturel.
- Si $c \mid a \wedge b$ alors $c \mid a$ et $c \mid b$ car $a \wedge b \mid a$ et $a \wedge b \mid b$. Par conséquent : $c \mid a \wedge b \implies (c \mid a \text{ et } c \mid b)$. La réciproque se découle immédiatement de la définition du plus grand commun diviseur.
- Pour la relation $(ca) \wedge (cb) = |c|(a \wedge b)$, il suffit d'utiliser les décompositions des entiers $a$ et $b$ en produit de facteurs premiers.
- Supposons que : $c \in D_a \cap D_b$. Il existe donc $(a' ; b') \in \mathbb{Z}^2$ tel que : $a = ca'$ et $b = cb'$. Il en résulte donc que : $a \wedge b = (ca') \wedge (cb') = |c| (a' \wedge b') = |c| (a' \wedge b')$ ; d'où : $\left(\dfrac{a}{c}\right) \wedge \left(\dfrac{b}{c}\right) = \dfrac{a \wedge b}{|c|}$.
Exemple.
Déterminons $324 \wedge (-144)$ :
On a : $324 \wedge (-144) = (36 \times 9) \wedge (36 \times (-4)) = |36| (9 \wedge (-4)) = 36 \times 1 = 36$.
Par suite : $324 \wedge (-144) = 36$.
Proposition.
Soit $(a ; b) \in (\mathbb{N}^*)^2$ tel que : $a = p_1^{\alpha_1} p_2^{\alpha_2} \dots p_k^{\alpha_k}$ et $b = p_1^{\beta_1} p_2^{\beta_2} \dots p_k^{\beta_k}$ avec $p_1, \dots, p_k$ des nombres premiers positifs et distincts et $\beta_i = 0$ si $p_i$ n'apparait pas dans la décomposition de $b$ et $\alpha_i = 0$ si $p_i$ n'apparait pas dans la décomposition de $a$. Alors :
\[a \wedge b = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k} \text{avec} \gamma_i = \inf(\alpha_i ; \beta_i) \text{ pour tout } i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}\]
Preuve.
Tout diviseur $d$ commun de $a$ et $b$ s'écrit sous la forme : $d = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k}$ avec $0 \le \gamma_i \le \alpha_i$ et $0 \le \gamma_i \le \beta_i$ pour tout $i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}$. Il s'ensuit donc que : $\gamma_i \le \inf(\alpha_i ; \beta_i)$.
Comme : $(\inf(\alpha_i ; \beta_i) = \alpha_i \text{ si } \alpha_i \le \beta_i)$ et $(\inf(\alpha_i ; \beta_i) = \beta_i \text{ si } \alpha_i > \beta_i)$, alors :
\[a \wedge b = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k} \text{avec} \gamma_i = \inf(\alpha_i ; \beta_i) \text{ pour tout } i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}\]
Exemples.
- [1)] Déterminons $1848 \wedge 1800$ : On a : $1800 = 2^3 \times 3^2 \times 5^2$ et $1848 = 2^3 \times 3 \times 11 \times 7$. Par suite : $1848 \wedge 1800 = 2^3 \times 3 = 24$.
- [2)] Déterminons $(-900) \wedge 315$ : On a : $(-900) \wedge 315 = 900 \wedge 315$ et $900 = 2^2 \times 3^2 \times 5^2$ et $315 = 3^2 \times 5 \times 7$. Par suite : $(-900) \wedge 315 = 3^2 \times 5 = 45$.
3.3. PLUS PETIT COMMUN MULTIPLE
Définition.
Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs non nuls.
Le plus petit commun multiple de $a$ et $b$, noté $a \vee b$ ou $PPCM(a,b)$ ou $M(a;b)$, est le plus petit des multiples strictement positifs communs à $a$ et $b$.
Exemples.
- [1)] Les multiples positifs du nombre $-9$ sont : $0 \ ; \ 9 \ ; \ 18 \ ; \ 27 \ ; \ 36 \ ; \ 45 \ ; \ 54 \ ; \ 63 \ ; \ \dots$ Les multiples positifs du nombre $15$ sont : $0 \ ; \ 15 \ ; \ 30 \ ; \ 45 \ ; \ 60 \ ; \ 75 \ ; \ \dots$ Par conséquent : $15 \vee (-9) = 45$.
- [2)] On montre de même que : $5 \vee 15 = 15 ; (-7) \vee 16 = 112 ; (-12) \vee (-30) = 60$.
Remarques.
- On convient que pour tout $a \in \mathbb{Z}$ : $a \vee 0 = 0$.
- En notant $a\mathbb{Z}$ l'ensemble des multiples de $a$, alors : $a\mathbb{Z} = \{\dots ; -3a ; -2a ; -a ; 0 ; a ; 2a ; 3a ; \dots\}$. Le plus petit élément de l'ensemble $(a\mathbb{Z} \cap b\mathbb{Z}) \cap \mathbb{N}^*$ est donc $a \vee b$.
- Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs non nuls. Si $m = a \vee b$ alors :
- $m \ge 1$ et $a \mid m$ et $b \mid m$ ;
- Pour tout $c \in \mathbb{Z}$ : $(a \mid c \text{ et } b \mid c) \implies m \mid c$.
Proposition.
Soit $a, b$ et $c$ des entiers relatifs non nuls. Alors :
- $a \vee b = |a| \vee |b|$
- $a \vee b = b \vee a$
- $a \vee a = |a|$
- $a \vee 1 = |a|$
- $(a \vee b) \vee c = a \vee (b \vee c)$
- $a \mid b \iff a \vee b = |b|$
- $a \vee b \mid ab$
Preuve.
- Les résultats 1), 2), 3) et 4) sont des conséquences de la définition et la remarque précédentes.
- Le résultat 5) découle de fait que : $(a\mathbb{Z} \cap b\mathbb{Z}) \cap c\mathbb{Z} = a\mathbb{Z} \cap (b\mathbb{Z} \cap c\mathbb{Z})$.
- Pour le résultat 6) : On sait que : $a \mid b \iff b\mathbb{Z} \subset a\mathbb{Z} \iff a\mathbb{Z} \cap b\mathbb{Z} = b\mathbb{Z}$. On en déduit donc que : $(a\mathbb{Z} \cap b\mathbb{Z}) \cap \mathbb{N}^* = b\mathbb{Z} \cap \mathbb{N}^*$. Ainsi : $a \mid b \iff a \vee b = |b|$.
- Pour le résultat 7) : On a le produit $ab$ est un multiple commun de $a$ et $b$ ; et par définition de $a \vee b$, on en déduit que $ab$ est un multiple de $a \vee b$, c'est-à-dire que : $a \vee b \mid ab$.
Proposition.
Soit $(a ; b) \in (\mathbb{N}^*)^2$ tel que : $a = p_1^{\alpha_1} p_2^{\alpha_2} \dots p_k^{\alpha_k}$ et $b = p_1^{\beta_1} p_2^{\beta_2} \dots p_k^{\beta_k}$ avec $p_1, \dots, p_k$ des nombres premiers positifs et distincts et $\beta_i = 0$ si $p_i$ n'apparait pas dans la décomposition de $b$ et $\alpha_i = 0$ si $p_i$ n'apparait pas dans la décomposition de $a$. Alors :
\[a \vee b = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k} \text{avec} \gamma_i = \sup(\alpha_i ; \beta_i) \text{ pour tout } i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}\]
Preuve.
Tout multiple $m$ commun de $a$ et $b$ s'écrit sous la forme : $m = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k} \times c$ avec $\alpha_i \le \gamma_i$ et $\beta_i \le \gamma_i$ pour tout $i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}$ et $c \in \mathbb{N}^*$. Il s'ensuit donc que : $\gamma_i \ge \sup(\alpha_i ; \beta_i)$.
Comme : $(\sup(\alpha_i ; \beta_i) = \alpha_i \text{ si } \alpha_i \ge \beta_i)$ et $(\sup(\alpha_i ; \beta_i) = \beta_i \text{ si } \alpha_i < \beta_i)$, alors :
\[a \vee b = p_1^{\gamma_1} p_2^{\gamma_2} \dots p_k^{\gamma_k} \text{avec} \gamma_i = \sup(\alpha_i ; \beta_i) \text{ pour tout } i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}\]
Exemples.
- [1)] Déterminons $8316 \vee 1080$ : On a : $8316 = 2^2 \times 3^3 \times 7 \times 11$ et $1080 = 2^3 \times 3^3 \times 5$. Par suite : $8316 \vee 1080 = 2^3 \times 3^3 \times 7 \times 11 \times 5 = 83160$.
- [2)] Déterminons $(-1734) \vee 2006$ : On a : $(-1734) \vee 2006 = 1734 \vee 2006$ et $2006 = 2 \times 17 \times 59$ et $1734 = 2 \times 3 \times 17^2$. Par suite : $(-1734) \vee 2006 = 2 \times 3 \times 17^2 \times 59 = 102306$.
Proposition.
Soit $a, b$ et $c$ des entiers relatifs non nuls. Alors :
- $(ca) \vee (cb) = |c| (a \vee b)$
- $\begin{cases} c \mid a
c \mid b \end{cases} \implies \left(\dfrac{a}{c}\right) \vee \left(\dfrac{b}{c}\right) = \dfrac{a \vee b}{|c|}$ - $(a \wedge b) \cdot (a \vee b) = |ab|$
Exemple.
- [1)] On a : $47 \vee (-47) = 47$ et $(-18) \vee 54 = 54$.
- [2)] On a : $180 \vee 300 = (60 \times 3) \vee (60 \times 5) = 60 \times (3 \vee 5) = 60 \times 15 = 900$.
- [3)] Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs tels que : $a \vee b = 60$ et $ab = 180$. Déterminons $a \wedge b$ : On a immédiatement : $a \wedge b = \dfrac{|ab|}{a \vee b} = \dfrac{180}{60} = 3$.
- [4)] Déterminons les entiers naturels $a$ et $b$ tels que : $\begin{cases} a \wedge b = 1
a \vee b = 8 \end{cases}$
Applications.
Soit $a$ et $b$ deux éléments de $\mathbb{N}^*$.
Montrer que : $ \left(\exists(a' ; b') \in \mathbb{N}^2\right) ; \dfrac{1}{a} + \dfrac{1}{b} = \dfrac{a' + b'}{a \vee b}$
- Déterminer $a \vee b$ dans chacun des cas suivants :
\[\textbf{1er cas :} \ a \wedge b = 13 \text{ et } ab = 221 ; \textbf{2ème cas :} \ a \wedge b = 17 \text{ et } ab = -578\]
- Soit $(a ; b ; c ; d) \in \left(\mathbb{Z}^*\right)^4$.
- [a)] Établir les égalités suivantes : $(ab) \vee (ac) = (a \wedge c) ((ab) \vee c)$ ;
- [b)] Montrer que si $b \wedge c = a \wedge d = 1$, alors : $(ab) \vee (cd) = (a \vee c) (b \vee d)$.
3.4. NOMBRE DE DIVISEURS D’UN ENTIER NATUREL NON NUL
Proposition.
Soit $a = p_1^{\alpha_1} p_2^{\alpha_2} \dots p_k^{\alpha_k}$ la décomposition d'un entier naturel non nul en produit de facteurs premiers.
Le nombre de diviseurs positifs de $a$ vaut : $(1 + \alpha_1)(1 + \alpha_2) \dots (1 + \alpha_n)$
Preuve.
Si $d$ est un diviseur de $a$ alors $d$ s'écrit sous la forme : $d = p_1^{\beta_1} p_2^{\beta_2} \dots p_k^{\beta_k}$ avec $0 \le \beta_i \le \alpha_i$ et $i \in \{1 ; 2 ; \dots ; k\}$.
Par conséquent, le nombre de diviseurs positifs de $a$ est le nombre des entiers $d$ lorsque $\beta_i$ varie sur l'ensemble $\{0 ; 1 ; \dots ; \alpha_i\}$. Dans ce cas, il y a $1 + \alpha_i$ choix pour la valeur de $\beta_i$. Enfin, et d'après le principe fondamental de dénombrement, le nombre total des diviseurs de $a$ vaut : $(1 + \alpha_1)(1 + \alpha_2) \dots (1 + \alpha_n)$.
Signalons au passage que le nombre de diviseurs de $a$ dans $\mathbb{Z}$ est : $2(1 + \alpha_1)(1 + \alpha_2) \dots (1 + \alpha_n)$.
Exemple.
On considère le nombre suivant : $n = 3 \times 7^2 \times 13$.
Le nombre de diviseurs de $n$ est : $(1 + 1)(1 + 2)(1 + 1) = 12$. On peut citer ses diviseurs comme suit :
\[1 \ ; \ 3 \ ; \ 7 \ ; \ 7^2 \ ; \ 13 \ ; \ 3 \times 7 \ ; \ 13 \times 7 \ ; \ 3 \times 7^2 \ ; \ 3 \times 13 \ ; \ 7^2 \times 13 \ ; \ 3 \times 7 \times 13 \ ; \ 3 \times 7^2 \times 13\]
Applications.
- On considère le nombre $a = p^2 q^3$ avec $p$ et $q$ deux nombres premiers distincts. Déterminer le nombre de diviseurs de $a$ puis donner ces diviseurs.
- Montre que : ($p$ est premier dans $\mathbb{N}$) $\iff$ (la somme des diviseurs de $p$ est $p + 1$).
4.CONGRUENCE MODULO $n$
4.1. CONGRUENCES MODULO $n$
Définition.
Soit $n$ un entier naturel non nul.
On dit que deux entiers relatifs $a$ et $b$ sont congru modulo $n$ si $n$ divise $b – a$, c'est-à-dire s'il existe un entier $k \in \mathbb{Z}$ tel que $b = a + kn$. On écrit : $a \equiv b \pmod{n}$
Exemples.
- [1)] On a : $247 \equiv 7 \pmod{15}$ car $15 \mid 247 – 7$. De même : $163 \equiv -2 \pmod{15}$ car $15 \mid 163 + 2$.
- [2)] On a : $-2153 \equiv -13 \pmod{10}$ car $10 \mid -2153 + 13$.
- [3)] Si $n \in \mathbb{Z}$ alors : $n(n+1) \equiv 0 \pmod{2} \text{et} (2n+1)^2 \equiv 1 \pmod{4}$.
Applications.
- Compléter chacune des égalités suivantes par un entier naturel convenable :
\[\text{a) } 5 \equiv 0 \pmod{\dots} ; \text{b) } 5 \equiv -5 \pmod{\dots} ; \text{c) } -7 \equiv \dots \pmod{4} ; \text{d) } -1 \equiv \dots \pmod{3}\]
- Déterminer la valeur de vérité de chacune des propositions suivantes : ($n \in \mathbb{N}^*$)
\[P \ : \ « \ 3 \equiv -11 \pmod{7} \ » ; Q \ : \ « \ 193 \equiv 193 \pmod{2018} \ » ; R \ : \ « \ 2n \equiv -3n \pmod{5} \ »\]
- Déterminer les valeurs de l'entier relatif $x$ vérifiant l'égalité suivante : $5x \equiv x \pmod{5}$.
4.2. PROPRIÉTÉS DE LA RELATION « CONGRUENCE MODULO »
Proposition.
Soit $n$ un entier naturel non nul.
La relation « de congruence » est une relation d'équivalence sur $\mathbb{Z}$, c'est-à-dire :
- [1)] Elle est réflexive : $(\forall a \in \mathbb{Z}) a \equiv a \pmod{n}$.
- [2)] Elle est symétrique : $\left(\forall(a;b) \in \mathbb{Z}^2\right) (a \equiv b \pmod{n} \implies b \equiv a \pmod{n})$.
- [3)] Elle est transitive : $\left(\forall(a;b;c) \in \mathbb{Z}^3\right) (a \equiv b \pmod{n} \text{ et } b \equiv c \pmod{n}) \implies a \equiv c \pmod{n}$
Preuve.
Soit $a, b$ et $c$ des entiers relatifs et $n \in \mathbb{N}^*$.
- [1)] On a : $n \mid a – a$ car $n \mid 0$ ; donc : $a \equiv a \pmod{n}$.
- [2)] On a : $a \equiv b \pmod{n} \iff n \mid a – b \iff n \mid b – a \iff b \equiv a \pmod{n}$. Par suite : $a \equiv b \pmod{n} \iff b \equiv a \pmod{n}$
- [3)] On a : $\begin{cases} a \equiv b \pmod{n}
b \equiv c \pmod{n} \end{cases} \implies \begin{cases} n \mid a – b
n \mid b – c \end{cases} \implies n \mid (a – b) + (b – c) \implies n \mid a – c$. Par suite : $a \equiv c \pmod{n}$.
Proposition.
Soit $n$ un entier naturel non nul et $(a ; b ; c ; d) \in \mathbb{Z}^4$. Alors :
- [1)] $a \equiv b \pmod{n} \iff$ (Les restes respectifs des divisions euclidiennes de $a$ et de $b$ par $n$ sont égaux).
- [2)] Si $a \equiv b \pmod{n}$ et $c \equiv d \pmod{n}$, alors : $a + c \equiv b + d \pmod{n}$ et $ac \equiv bd \pmod{n}$.
- [3)] Si $a \equiv b \pmod{n}$ et $k \in \mathbb{Z}$, alors : $ka \equiv kb \pmod{n}$.
- [4)] Si $a \equiv b \pmod{n}$ et $p \in \mathbb{N}$, alors : $a^p \equiv b^p \pmod{n}$.
Preuve.
Soit $n$ un entier naturel non nul et $(a ; b ; c ; d) \in \mathbb{Z}^4$.
- [1)] On pose : $a = nq_1 + r_1$ et $b = nq_2 + r_2$ avec $0 \le r_1 < n$ et $0 \le r_2 < n$. Si $r_1 = r_2$ alors : $a – b = nq_1 + r_1 – nq_2 – r_1 = n(q_1 – q_2)$. Par conséquent : $a \equiv b \pmod{n}$. Réciproquement : si $a \equiv b \pmod{n}$ alors il existe $k \in \mathbb{Z}$ tel que : $a – b = kn$. Il en résulte donc que : $r_1 – r_2 = (k – q_1 – q_2)n$, ce qui montre bien que $n \mid r_1 – r_2$. Comme $0 \le r_1 < n$ et $0 \le r_2 < n$ alors $|r_1 – r_2| < n$ ; d'où $r_1 – r_2 = 0$, c'est-à-dire que : $r_1 = r_2$.
- [2)] Si $a \equiv b \pmod{n}$ et $c \equiv d \pmod{n}$, alors : $n \mid b – a$ et $n \mid d – c$ ; d'où : $n \mid (b – a) + (d – c)$, c'est-à-dire que : $n \mid (b + d) – (a + c)$. Ainsi : $a + c \equiv b + d \pmod{n}$. On a : $bd – ac = bd – bc + bc – ac = b(d – c) + c(b – a)$. Comme : $n \mid b – a$ et $n \mid d – c$ alors : $n \mid b(d – c) + c(b – a)$ ; c'est-à-dire que : $ac \equiv bd \pmod{n}$.
- [3)] Soit $k \in \mathbb{Z}$. Si $a \equiv b \pmod{n}$ alors $n \mid b – a$ ; donc : $n \mid k(b – a)$, c'est-à-dire que : $ka \equiv kb \pmod{n}$.
- [4)] Soit $(a;b) \in \mathbb{Z}^2$ tel que $a \equiv b \pmod{n}$. Montrons par récurrence que pour tout $p \in \mathbb{N} : a^p \equiv b^p \pmod{n}$. Initialisation : Pour $p = 0$, on a bien $a^0 \equiv b^0 \pmod{n}$ car $1 \equiv 1 \pmod{n}$. Hérédité : Soit $p \in \mathbb{N}$ fixé. Supposons que $a^p \equiv b^p \pmod{n}$ et montrons que $a^{p+1} \equiv b^{p+1} \pmod{n}$. On a par hypothèse : $a \equiv b \pmod{n}$ et $a^p \equiv b^p \pmod{n}$ ; donc d'après le résultat 2) : $a^p \times a \equiv b^p \times b \pmod{n}$ ce qui signifie que : $a^{p+1} \equiv b^{p+1} \pmod{n}$. Conclusion : Si $a \equiv b \pmod{n}$ et $p \in \mathbb{N}$, alors : $a^p \equiv b^p \pmod{n}$.
Exemple.
On pose : $a = 2 \times 7^{2018} + 3 \times 5^{2018} – 5$. Montrons que $24$ divise $a$.
On a : $7 \equiv -1 \pmod{8}$ et $5 \equiv -3 \pmod{8}$ et $7^2 \equiv 1 \pmod{8}$ et $5^2 \equiv 1 \pmod{8}$
Par conséquent : $2 \times 7^{2018} \equiv 2 \pmod{8}$ et $3 \times 5^{2018} \equiv 3 \pmod{8}$
Il s'ensuit donc : $2 \times 7^{2018} + 3 \times 5^{2018} – 5 \equiv 2 + 3 – 5 \pmod{8}$, c'est-à-dire : $a \equiv 0 \pmod{8}$
On a : $7 \equiv 1 \pmod{3}$ et $5 \equiv -1 \pmod{3}$ et $7^2 \equiv 1 \pmod{3}$ et $5^2 \equiv 1 \pmod{3}$
Par conséquent : $2 \times 7^{2018} + 3 \times 5^{2018} – 5 \equiv 2 + 3 – 5 \pmod{3}$, c'est-à-dire : $a \equiv 0 \pmod{3}$.
Enfin, puisque $8 \mid a$ et $3 \mid a$ et $3 \wedge 8 = 1$ alors $24 \mid a$, d'où le résultat.
Applications.
- Soit $a$ et $b$ deux entiers relatifs tels que :
- $17$ est le reste de la division euclidienne de $a$ par $19$ ;
- $15$ est le reste de la division euclidienne de $b$ par $19$. Déterminer le reste de la division euclidienne de chacun des nombres suivants par $19$ :
- Montrer que le reste de la division euclidienne du nombre $N = (2018)^{102}$ par $5$ est égale à $4$.
- Déterminer le reste de la division euclidienne du nombre $2^{2018}$ par $7$.
- a) Déterminer les restes de la division euclidienne par $7$ des nombres suivants :
\[5 ; 5^2 ; 5^3 ; 5^4 ; 5^5 ; 5^6 ; 5^7\]b) En déduire, selon les valeurs de l'entier naturel $n$, le reste de la division euclidienne de $5^n$ par $7$.
- Déterminer l'ensemble des entiers naturels $n$ pour lesquels : $3$ divise le nombre $45671^n + 11569^n$.
\[\text{a) } a+b ; \text{b) } ab ; \text{c) } 2a-5b ; \text{d) } a^2b^3 ; \text{e) } a^2+b^2 ; \text{f) } 2a+3b\]
5.L’ENSEMBLE $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}$
5.1. CLASSES D’ÉQUIVALENCE
Définition.
Soit $n$ un élément de $\mathbb{N}^*$.
- L'ensemble des entiers relatifs qui ont le même reste $r$ de la division euclidienne par $n$ est appelé la classe d'équivalence de $r$, et on la note $\overline{r}$. C'est la classe d'équivalence de $r$ modulo $n$ dans $\mathbb{Z}$.
- Généralisation : Soit $a \in \mathbb{Z}$ et $n \in \mathbb{N}^*$.
La classe d'équivalence $a$ est l'ensemble défini par :
\[\overline{a} = \{x \in \mathbb{Z} / x \equiv a \pmod{n}\} = \{a + kn / k \in \mathbb{Z}\}\]
Exemples.
- [1)] Si $n=2$ alors : $\overline{0} = \{x \in \mathbb{Z} / x \equiv 0 \pmod{2}\} = \{2k / k \in \mathbb{Z}\}$ et $\overline{1} = \{x \in \mathbb{Z} / x \equiv 1 \pmod{2}\} = \{2k+1 / k \in \mathbb{Z}\}$. On voit bien que $\overline{0}$ est l'ensemble des nombres pairs, tandis que $\overline{1}$ est l'ensemble des nombres impairs. Remarquons enfin que pour $n=2$ : $\mathbb{Z} = \overline{0} \cup \overline{1}$
- [2)] Si $n=3$ alors : $\overline{0} = \{x \in \mathbb{Z} / x \equiv 0 \pmod{3}\} = \{3k / k \in \mathbb{Z}\}$ et $\overline{1} = \{x \in \mathbb{Z} / x \equiv 1 \pmod{3}\} = \{3k+1 / k \in \mathbb{Z}\}$ et $\overline{2} = \{x \in \mathbb{Z} / x \equiv 2 \pmod{3}\} = \{3k+2 / k \in \mathbb{Z}\}$. De plus, on a pour $n=3$ : $\mathbb{Z} = \overline{0} \cup \overline{1} \cup \overline{2}$.
Applications.
Déterminer la classe d'équivalence modulo $12$ de chacun des nombres : $116 ; 1979 ; 2018$.
Proposition.
Soit $n$ un entier naturel non nul.
Pour tout $x \in \mathbb{Z}$, on désigne par $\overline{x}$ la classe d'équivalence de $x$ modulo $n$. Alors :
- [1)] $(\forall a \in \mathbb{Z}) (\exists ! r \in \{0 ; 1 ; \dots ; n-1\}) \overline{a} = \overline{r}$.
- [2)] Si $0 \le r < n$ et $0 \le r' < n$ alors : a) $\overline{r} = \overline{r'} \iff r = r'$ ; b) $r \neq r' \iff \overline{r} \cap \overline{r'} = \emptyset$
- [3)] $(\forall x \in \mathbb{Z}) (\exists ! r \in \{0 ; 1 ; \dots ; n-1\}) ; x \in \overline{r}$. ($r$ étant le reste de la division euclidienne de $x$ par $n$)
- [4)] $\mathbb{Z} = \overline{0} \cup \overline{1} \cup \overline{2} \cup \dots \cup \overline{n-1}$.
- [5)] Par définition $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z} = \{\overline{0} ; \overline{1} ; \overline{2} ; \dots ; \overline{n-1}\}$. On a : $\text{Card}(\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}) = n$.
Exemples.
- [1)] On considère l'ensemble $\mathbb{Z}/2\mathbb{Z}$ : On a : $\mathbb{Z}/2\mathbb{Z} = \{\overline{0} ; \overline{1}\}$ avec $\overline{0} = \{2k / k \in \mathbb{Z}\}$ et $\overline{1} = \{2k+1 / k \in \mathbb{Z}\}$. On a : $ \overline{4} = \overline{0} = \overline{8} = \overline{20} = \overline{2018} \text{et} \overline{13} = \overline{1} = \overline{5} = \overline{17} = \overline{2019}$
- [2)] On considère l'ensemble $\mathbb{Z}/3\mathbb{Z}$ : On a : $\mathbb{Z}/3\mathbb{Z} = \{\overline{0} ; \overline{1} ; \overline{2}\}$ avec $\overline{0} = \{3k / k \in \mathbb{Z}\}$ et $\overline{1} = \{3k+1 / k \in \mathbb{Z}\}$ et $\overline{2} = \{3k+2 / k \in \mathbb{Z}\}$ On a : $ \overline{0} = \overline{3} = \overline{66} = \overline{2016} \text{et} \overline{1} = \overline{4} = \overline{7} = \overline{2017} \text{et} \overline{2} = \overline{8} = \overline{83} = \overline{2018}$.
5.2. OPÉRATIONS DANS L’ENSEMBLE $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}$
Définition.
Soit $n$ un élément de $\mathbb{N}^*$.
- On définit l'addition dans $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}$ comme suit : Pour tous $\overline{x}$ et $\overline{y}$ de $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}$, $\overline{x} + \overline{y} = \overline{x + y}$.
- On définit la multiplication dans $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}$ comme suit : Pour tous $\overline{x}$ et $\overline{y}$ de $\mathbb{Z}/n\mathbb{Z}$, $\overline{x} \times \overline{y} = \overline{x \times y}$.
Exemples.
- [1)] On a dans l'ensemble $\mathbb{Z}/6\mathbb{Z}$ :
\[\overline{4} + \overline{2} = \overline{6} = \overline{0} ; \overline{5} \times \overline{4} = \overline{20} = \overline{2} ; \overline{5}^2 = \overline{25} = \overline{1} ; \overline{4} \times \overline{3} = \overline{12} = \overline{0}\]
- [2)] Résolvons dans $\mathbb{Z}/7\mathbb{Z}$ les équations suivantes :
\[\overline{2}x = \overline{1} ; \overline{2}x = \overline{3} ; x^5 = \overline{1} ; x^2 – \overline{3}x + \overline{2} = \overline{0}\]On a : $\mathbb{Z}/7\mathbb{Z} = \{\overline{0} ; \overline{1} ; \overline{2} ; \overline{3} ; \overline{4} ; \overline{5} ; \overline{6}\}$. On obtient alors le tableau suivant : \renewcommand{\arraystretch}{1.5} \begin{tabular}{|c|c|c|c|c|c|c|c|} \hline $x$ & $\overline{0}$ & $\overline{1}$ & $\overline{2}$ & $\overline{3}$ & $\overline{4}$ & $\overline{5}$ & $\overline{6}$
\hline $\overline{2}x$ & $\overline{0}$ & $\overline{2}$ & $\overline{4}$ & $\overline{6}$ & $\overline{1}$ & $\overline{3}$ & $\overline{5}$
\hline $x^5$ & $\overline{0}$ & $\overline{1}$ & $\overline{4}$ & $\overline{5}$ & $\overline{2}$ & $\overline{3}$ & $\overline{6}$
\hline $x^2 – \overline{3}x + \overline{2}$ & $\overline{2}$ & $\overline{0}$ & $\overline{0}$ & $\overline{2}$ & $\overline{6}$ & $\overline{5}$ & $\overline{6}$
\hline \end{tabular} À partir de tableau ci-dessus, on en déduit que : - [$\triangleright$] L'ensemble des solutions de l'équation $\overline{2}x = \overline{1}$ est : $S = \{\overline{4}\}$.
- [$\triangleright$] L'ensemble des solutions de l'équation $\overline{2}x = \overline{3}$ est : $S = \{\overline{5}\}$.
- [$\triangleright$] L'ensemble des solutions de l'équation $x^5 = \overline{1}$ est : $S = \{\overline{1}\}$.
- [$\triangleright$] L'ensemble des solutions de l'équation $x^2 – \overline{3}x + \overline{2} = \overline{0}$ est : $S = \{\overline{1} ; \overline{2}\}$.
Applications.
- Montrer que pour tout $n \in \mathbb{N}^*$ : $(n+1)^{2018} – 1 \equiv 0 \pmod{n} ; 4^{2n+2} \equiv 1 \pmod{15}$
- Résoudre dans $\mathbb{Z}/6\mathbb{Z}$ les équations : $\overline{4}x = \overline{2} ; \overline{3}x^2 + x + \overline{1} = \overline{0} ; (\overline{4}x – \overline{1})(\overline{2}x + \overline{3}) = \overline{0} ; x^3 = x$.