Exemples.
1) Calculons les produits scalaires $\vec{u} \cdot \vec{v}$ et $\vec{u} \cdot \vec{w}$ où : $\vec{u} = 2\vec{i} – 3\vec{j}$ , $\vec{v} = 3\vec{i} + 4\vec{j}$ et $\vec{w} = -4\vec{j}$.
On a : $\vec{u} \cdot \vec{v} = 2 \times 3 + (-3) \times 4 = 6 – 12 = -6 $ et $ \vec{u} \cdot \vec{w} = 2 \times 0 + (-3) \times (-4) = 12$
2) On considère les vecteurs : $\vec{u} = \frac{\sqrt{3}}{2}\vec{i} – \frac{1}{2}\vec{j}$ et $\vec{v} = \frac{1}{2}\vec{i} + \frac{\sqrt{3}}{2}\vec{j}$. Montrons que : $\vec{u} \perp \vec{v}$
On a : $\vec{u} \cdot \vec{v} = \frac{\sqrt{3}}{2} \times \frac{1}{2} – \frac{1}{2} \times \frac{\sqrt{3}}{2} = \frac{\sqrt{3}}{4} – \frac{\sqrt{3}}{4} = 0$. Puisque $\vec{u} \cdot \vec{v} = 0$ alors $\vec{u} \perp \vec{v}$.
On rappelle que $\vec{u} \perp \vec{v} \iff \vec{u} \cdot \vec{v} = 0$.
Application
Applications.
Soit les vecteurs : $\vec{u} = \frac{3}{2}\vec{i} + 5\vec{j}$ et $\vec{v} = -4\vec{i} + 7\vec{j}$. Calculer le produit scalaire $\vec{u} \cdot \vec{v}$.
Soit les vecteurs : $\vec{u} = (\sqrt{3}-1)\vec{i} + 2\vec{j}$ et $\vec{v} = (\sqrt{3}+1)\vec{i} + \frac{3}{2}\vec{j}$. A-t-on $\vec{u} \perp \vec{v}$ ? Justifier la réponse.
Soit les vecteurs : $\vec{u} = (2m-1)\vec{i} + 4m\vec{j}$ et $\vec{v} = 3\vec{i} – 2\vec{j}$ où $m \in \mathbb{R}$.
Déterminer $m$ sachant que $\vec{u} \perp \vec{v}$.
2.Expression analytique de la norme d’un vecteur et de la distance de deux points
Proposition
Proposition.
Si $\vec{u} = x\vec{i} + y\vec{j}$ est un vecteur du plan, alors sa norme est : $\|\vec{u}\| = \sqrt{x^2 + y^2}$.
Si $A(x_A;y_A)$ et $B(x_B;y_B)$ sont deux points du plan, alors : $AB = \sqrt{(x_B – x_A)^2 + (y_B – y_A)^2}$
Exemple
Exemples.
1) On considère les vecteurs : $\vec{u} = 2\vec{i} – 3\vec{j} ; \vec{v} = -3\vec{i} + 4\vec{j} ; \vec{w} = \cos(\alpha)\vec{i} + \sin(\alpha)\vec{j} (\alpha \in \mathbb{R})$
On a : $\|\vec{u}\| = \sqrt{2^2 + (-3)^2} = \sqrt{13} ; \|\vec{v}\| = \sqrt{(-3)^2 + 4^2} = \sqrt{25} = 5 ; \|\vec{w}\| = \sqrt{\cos^2\alpha + \sin^2\alpha} = 1$
2) On considère les points : $A(-2;7) ; B(1;1) ; C(5;3)$
On a : $\vec{BA}(-3;6)$ et $\vec{BC}(4;2)$ ; donc : $BA = \sqrt{(-3)^2 + 6^2} = 3\sqrt{5}$ et $BC = \sqrt{4^2 + 2^2} = 2\sqrt{5}$.
On a : $\vec{BA} \cdot \vec{BC} = -12 + 12 = 0$. Le triangle $ABC$ est rectangle en $B$.
3) On considère dans le plan, les points suivants : $A(3;2) ; B\left(-\frac{1}{2};0\right) ; C(-1;-4) ; D\left(\frac{5}{2};-2\right)$
Montrons que le quadrilatère $ABCD$ est un losange :
Dire que $ABCD$ est un losange signifie que $ABCD$ est un parallélogramme ayant deux côtés consécutifs égaux (ou les diagonales sont perpendiculaires).
On a tout d'abord : $\vec{AB}\left(-\frac{7}{2};-2\right)$ et $\vec{DC}\left(-\frac{7}{2};-2\right)$ ; donc $ABCD$ est un parallélogramme.
Pour montrer que $ABCD$ est un losange, on peut utiliser une des deux méthodes suivantes :
Première méthode :
On a : $AB = \sqrt{\left(-\frac{7}{2}\right)^2 + (-2)^2} = \frac{\sqrt{65}}{2}$ et on a : $\vec{AD}\left(-\frac{1}{2};-4\right)$, d'où : $AD = \sqrt{\left(-\frac{1}{2}\right)^2 + (-4)^2} = \frac{\sqrt{65}}{2}$.
Donc $ABCD$ est un parallélogramme et $AD = AB$. Par suite, $ABCD$ est un losange.
Deuxième méthode :
On a : $\vec{BD}\left(3;-2\right)$ et $\vec{AC}(-4;-6)$ ; d'où : $\vec{BD} \cdot \vec{AC} = -12 + 12 = 0$, ce qui signifie que $(BD) \perp (AC)$.
Donc $ABCD$ est un parallélogramme avec des diagonales perpendiculaires, donc c'est un losange.
Application
Applications.
1. On considère les vecteurs : $\vec{u} = 2\vec{i} + 3\vec{j} ; \vec{v}\left(\sqrt{5}-2;\sqrt{5}+2\right) ; \vec{w} = (2m-1)\vec{i} + 3\vec{j} (m \in \mathbb{R})$
a) Calculer ce qui suit : $\|\vec{u}\| ; \|\vec{v}\| ; \|\vec{w}\|$.
b) Déterminer les valeurs de $m$ pour lesquelles $\|\vec{w}\| = \sqrt{10}$.
2. On considère dans le plan, les points suivants : $A(0;3) ; B(-1;5) ; C(2m+1;m-1) (m \in \mathbb{R})$
a) Calculer les distances suivantes : $AB ; AC ; BC$.
b) Est-ce-que le triangle $ABC$ peut être isocèle ? Justifier la réponse.
3.Inégalité de Cauchy-Schwarz
Proposition
Proposition.
Soit $\vec{u}$ et $\vec{v}$ deux vecteurs du plan. On a alors :
L'égalité $|\vec{u} \cdot \vec{v}| = \|\vec{u}\| . \|\vec{v}\|$ aura lieu si, et seulement si, les vecteurs $\vec{u}$ et $\vec{v}$ sont colinéaires.
Preuve
Preuve.
Dans une base orthonormée $(\vec{i};\vec{j})$, on considère les vecteurs $\vec{u}(x;y)$ et $\vec{v}(a;b)$. On a :
$\|\vec{u}\|^2 \cdot \|\vec{v}\|^2 = (x^2 + y^2)(a^2 + b^2) = x^2a^2 + y^2a^2 + x^2b^2 + y^2b^2 = (xa + yb)^2 + (xb – ya)^2$
c'est-à-dire : $\|\vec{u}\|^2 \cdot \|\vec{v}\|^2 = (\vec{u} \cdot \vec{v})^2 + (xb – ya)^2 (*)$
Il s'ensuit donc que $(\vec{u} \cdot \vec{v})^2 \le \|\vec{u}\|^2 \cdot \|\vec{v}\|^2$, c'est-à-dire $|\vec{u} \cdot \vec{v}| \le \|\vec{u}\| \cdot \|\vec{v}\|$ $(\text{car } (xb – ya)^2 \ge 0)$
De l'égalité $(*)$, on en déduit que $|\vec{u} \cdot \vec{v}| = \|\vec{u}\| \cdot \|\vec{v}\|$ est équivalent à $xb – ya = 0$, c'est-à-dire que $\det(\vec{u};\vec{v}) = 0$, ce qui signifie que les vecteurs $\vec{u}$ et $\vec{v}$ sont colinéaires.
Remarque : On peut aussi utiliser la formule $\vec{u} \cdot \vec{v} = \|\vec{u}\| \cdot \|\vec{v}\| \cos(\vec{u};\vec{v})$.
4.Inégalité triangulaire
Proposition
Proposition.
Soit $\vec{u}$ et $\vec{v}$ deux vecteurs du plan. On a alors :
L'égalité $\|\vec{u} + \vec{v}\| = \|\vec{u}\| + \|\vec{v}\|$ aura lieu si, et seulement si, les vecteurs $\vec{u}$ et $\vec{v}$ sont colinéaires et ont le même sens.
Preuve
Preuve.
De l'inégalité de Cauchy-Schwarz, on en déduit que : $\vec{u} \cdot \vec{v} \le \|\vec{u}\| \cdot \|\vec{v}\|$.
et puisque $\|\vec{u} + \vec{v}\|^2 = \|\vec{u}\|^2 + \|\vec{v}\|^2 + 2\vec{u} \cdot \vec{v}$, alors : $\|\vec{u} + \vec{v}\|^2 \le \|\vec{u}\|^2 + \|\vec{v}\|^2 + 2\|\vec{u}\| \cdot \|\vec{v}\|$, ce qui donne
$\|\vec{u} + \vec{v}\|^2 \le \left(\|\vec{u}\| + \|\vec{v}\|\right)^2$ et par suite : $\|\vec{u} + \vec{v}\| \le \|\vec{u}\| + \|\vec{v}\|$.
L'égalité $\|\vec{u} + \vec{v}\| = \|\vec{u}\| + \|\vec{v}\|$ aura lieu si, et seulement si, $\vec{u} \cdot \vec{v} = \|\vec{u}\| \cdot \|\vec{v}\|$. D'après la proposition précédente, il existe alors $\alpha \in \mathbb{R}$ tel que $\vec{v} = \alpha \vec{u}$ ou $\vec{u} = \alpha \vec{v}$. Si par exemple $\vec{v} = \alpha \vec{u}$, on trouve :
$\vec{u} \cdot \vec{v} = \alpha (\vec{u} \cdot \vec{u}) = |\alpha| \|\vec{u}\| \cdot \|\vec{u}\|$, ce qui donne $|\alpha| = \alpha$, et donc $\alpha \ge 0$.
Application
Applications.
1. En utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz, Montrer que : $\left(\forall (x;y) \in \mathbb{R}^2\right) x + y \le \sqrt{(1+x^2)(1+y^2)}$
2. Soit $(a;b;c;d) \in \mathbb{R}^4$ tel que $a \neq 0$ et $b \neq 0$.
En utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz, montrer que : $(a-c)^2 + (b-d)^2 \ge \frac{(ad-bc)^2}{a^2+b^2}$
3. Montrer, en utilisant l'inégalité de Cauchy-Schwarz, que pour tous réels $a_1, a_2, \dots, a_n, b_1, b_2, \dots, b_n$ :
Donc : $ a = \|\vec{u}\| \cdot \cos\alpha \text{et} b = \|\vec{u}\| \cdot \sin\alpha$
2.Expression de $\cos(\vec{u};\vec{v})$ et $\sin(\vec{u};\vec{v})$
Proposition
Proposition.
Soit $\vec{u} = x\vec{i} + y\vec{j}$ et $\vec{v} = x'\vec{i} + y'\vec{j}$ deux vecteurs non nuls et $\theta$ une mesure de l'angle $(\widehat{\vec{u};\vec{v}})$.
On a alors les formules suivantes :
Exemples.
1) On considère les vecteurs : $\vec{u} = \vec{i} + \vec{j}$ et $\vec{v} = -\vec{i} + \vec{j}$
On a : $\cos(\widehat{\vec{u};\vec{v}}) = \frac{-1 \times 1 + 1 \times 1}{\sqrt{1+1} \cdot \sqrt{1+1}} = 0 $ et $ \sin(\widehat{\vec{u};\vec{v}}) = \frac{\begin{vmatrix} 1 & -1 1 & 1 \end{vmatrix}}{\sqrt{1+1} \cdot \sqrt{1+1}} = \frac{2}{\sqrt{2} \cdot \sqrt{2}} = 1$
Par conséquent : $\left(\widehat{\vec{u};\vec{v}}\right) \equiv \frac{\pi}{2} \ [2\pi]$
2) On considère les vecteurs : $\vec{u} = 3\vec{i} – \vec{j}$ et $\vec{v} = -2\vec{i} + 4\vec{j}$.
On a : $\cos(\widehat{\vec{u};\vec{v}}) = \frac{3 \times (-2) + (-1) \times 4}{\sqrt{9+1} \times \sqrt{4+16}} = -\frac{\sqrt{2}}{2} $ et $ \sin(\widehat{\vec{u};\vec{v}}) = \frac{\begin{vmatrix} 3 & -2 -1 & 4 \end{vmatrix}}{\sqrt{9+1} \cdot \sqrt{4+16}} = \frac{10}{10\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{2}}{2}$
Par conséquent : $\left(\widehat{\vec{u};\vec{v}}\right) \equiv \frac{3\pi}{4} \ [2\pi]$
3) Déterminons une mesure de l'angle $(\widehat{\vec{AB};\vec{AC}})$ où : $A(3;3)$ et $B(1;1)$ et $C(1;3)$.
On a tout d'abord : $\vec{AB}(-2;-2)$ et $\vec{AC}(-2;0)$, il s'ensuit donc :
$AB = \sqrt{4+4} = 2\sqrt{2} $ et $ AC = \sqrt{4+0} = 2 $ et $ \vec{AB} \cdot \vec{AC} = -2 \times (-2) + (-2) \times 0 = 4$
D'où : $\cos(\widehat{\vec{AB};\vec{AC}}) = \frac{\vec{AB} \cdot \vec{AC}}{AB \times AC} = \frac{4}{4\sqrt{2}} = \frac{\sqrt{2}}{2} $ et $ \sin(\widehat{\vec{AB};\vec{AC}}) = \frac{\det(\vec{AB};\vec{AC})}{AB \times AC} = \frac{-4}{4\sqrt{2}} = -\frac{\sqrt{2}}{2}$
On en déduit que : $\left(\widehat{\vec{AB};\vec{AC}}\right) \equiv -\frac{\pi}{4} \ [2\pi]$
Application
Applications.
1. Calculer $\cos(\widehat{\vec{u};\vec{v}})$ et $\sin(\widehat{\vec{u};\vec{v}})$ dans les deux cas suivants :
a) $\vec{u} = -\vec{i} + 2\vec{j}$ et $\vec{v} = 3\vec{i} + 4\vec{j}$ ; b) $\vec{u} = \vec{i} – \vec{j}$ et $\vec{v} = (\sqrt{3}-1)\vec{i} + (\sqrt{3}+1)\vec{j}$
2. On considère les points : $A(1;3)$ et $B(3;1)$ et $C(-3;-1)$.
Calculer : $\cos(\widehat{\vec{BA};\vec{BC}})$ et $\sin(\widehat{\vec{BA};\vec{BC}})$
3.Aire d’un triangle
Proposition
Proposition.
L'aire du triangle $ABC$ est : $S = \frac{1}{2} \left| \det(\vec{AB};\vec{AC}) \right|$
Exemple
Exemple.
Dans un repère orthonormé, on considère les points : $A(1;2) ; B(0;1) ; C(3;9)$
Calculons l'aire du triangle $ABC$ :
On a : $\vec{AB}(-1;-1)$ et $\vec{AC}(2;7)$, donc : $\det(\vec{AB};\vec{AC}) = \begin{vmatrix} -1 & 2 -1 & 7 \end{vmatrix} = -5$. Par suite : $S = \frac{5}{2}$.
Remarque
Remarque.
On a aussi : $S = \frac{1}{2} \left| \det(\vec{BA};\vec{BC}) \right| = \frac{1}{2} \left| \det(\vec{CA};\vec{CB}) \right|$
III.ÉTUDE ANALYTIQUE DE LA DROITE DANS LE PLAN
1.Vecteur normal à une droite
Définition
Définition.
Soit $(\mathcal{D})$ une droite du plan.
Tout vecteur non nul et orthogonal à un vecteur directeur de la droite $(\mathcal{D})$ est appelé vecteur normal à la droite $(\mathcal{D})$.
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{D})$ une droite dans le plan $\mathcal{P}$ rapporté à un repère orthonormé $(O;\vec{i},\vec{j})$.
Si $\vec{n}$ et $\vec{n}'$ sont deux vecteurs normaux sur $(\mathcal{D})$, alors ils sont colinéaires.
Si $\vec{u}(\alpha;\beta)$ est un vecteur directeur de $(\mathcal{D})$, alors le vecteur $\vec{n}(-\beta;\alpha)$ est normal à $(\mathcal{D})$.
Si une équation cartésienne de $(\mathcal{D})$ est $ax + by + c = 0$ avec $(a;b) \neq (0;0)$,
alors le vecteur $\vec{n}(a;b)$ est normal à la droite $(\mathcal{D})$.
Exemple
Exemples.
1) On a $\vec{n}(2;-3)$ est un vecteur normal à la droite $(\mathcal{D})$ d'équation : $2x – 3y + 7 = 0$.
2) On a $\vec{n}'(0;1)$ est un vecteur normal à la droite $(\Delta)$ d'équation : $y – 3 = 0$.
3) On considère la droite $(\Delta)$ d'équation cartésienne : $2x – y + 1 = 0$.
Déterminons la valeur du paramètre réel $m$ pour que le vecteur $\vec{n}(m;1-m)$ soit normal à la droite $(\Delta)$ :
On a $\vec{u}(1;2)$ est un vecteur directeur de la droite $(\Delta)$. Par conséquent :
\[\vec{u} \perp \vec{n} \iff m + 2(1-m) = 0 \iff 2 – m = 0 \iff m = 2\]
Par suite, $\vec{n}$ est un vecteur normal à $(\Delta)$ si et seulement si $m = 2$.
Application
Applications.
1. On considère les droites : $(\mathcal{D}) : 5x + 2y – 3 = 0 $ et $ (\mathcal{D}') : y = 2x – 3$.
Les droites $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{D}')$ sont-elles orthogonales ? Justifier la réponse.
2. Déterminer un vecteur normal à la droite $(\mathcal{D})$ dans chacun des cas suivants :
a) $(\mathcal{D}) : x + y + 3 = 0 $ ; b) $(\mathcal{D}) : y = x $ ; c) $(\mathcal{D}) : x = 3 $ ; d) $(\mathcal{D}) : 2y – 1 = 0$
2.Équation d’une droite définie par un point et un vecteur normal à cette droite
Proposition
Proposition.
Soit $\vec{n}$ un vecteur non nul et $A$ un point du plan $\mathcal{P}$.
L'ensemble des points $M$ du plan $\mathcal{P}$ tels que $\vec{AM} \cdot \vec{n} = 0$ est la droite $(\mathcal{D})$ passant par $A$ et de vecteur normal $\vec{n}$.
Si $A(x_A;y_A)$ et $\vec{n}(a;b)$, alors une équation cartésienne de la droite $(\mathcal{D})$ est :
\[(\mathcal{D}) : a(x – x_A) + b(y – y_A) = 0\]
Exemple
Exemples.
1) Soit $(\mathcal{D})$ la droite passant par $A(-1;2)$ et de vecteur normal $\vec{n} = 2\vec{i} + 3\vec{j}$.
Déterminons une équation cartésienne de la droite $(\mathcal{D})$.
\underline{1\textsuperscript{ère} méthode :}
Le vecteur $\vec{n} = 2\vec{i} + 3\vec{j}$ est normal à la droite $(\mathcal{D})$, donc une équation cartésienne de $(\mathcal{D})$ s'écrit sous forme :
\[2x + 3y + c = 0 (*)\]
Puisque $A \in (\mathcal{D})$, alors en remplaçant les coordonnées de $A$ dans $(*)$, on obtient : $-2 + 6 + c = 0$
ce qui donne $c = -4$. Ainsi :
\[(\mathcal{D}) : 2x + 3y – 4 = 0\]
\underline{2\textsuperscript{ème} méthode :}
Soit $M(x;y)$ un point du plan. On a :
2) On considère les points suivants : $A(1;1) ; B(-2;0) ; C(3;5)$.
Déterminons une équation de la droite $(D)$, médiatrice du segment $[AC]$ :
Soit $I$ le milieu du segment $[AC]$. On a $I(2;3)$ et $\vec{AC}(2;4)$ est un vecteur normal à la droite $(D)$,
donc une équation cartésienne de $(D)$ s'écrit $2x + 4y + c = 0$ où $c \in \mathbb{R}$.
Puisque $I \in (D)$ alors : $4 + 12 + c = 0$, ce qui donne $c = -16$. Ainsi : $(D) : x + 2y – 8 = 0$.
Déterminons une équation de la droite $(\Delta)$, hauteur du triangle $ABC$ issue de $C$ :
Soit $M(x;y)$ un point du plan. On a :
Applications.
1. Écrire une équation cartésienne de la droite $(\mathcal{D})$ passant par le point $A$ et de vecteur normal $\vec{n}$ dans chacun des cas suivants :
a) $A(2;-1)$ et $\vec{n}(3;-2)$ ; b) $A\left(-\frac{1}{2};3\right)$ et $\vec{n} = 2\vec{j}$ ; c) $A(1;\sqrt{3})$ et $\vec{n} = \frac{1}{2}\vec{i} – \frac{\sqrt{3}}{2}\vec{j}$
2. Dans le plan rapporté à un repère orthonormé $(O;\vec{i},\vec{j})$, on considère le point $A(0;2)$ et la droite $(D)$ d'équation cartésienne $2x + \sqrt{7}y – 6 = 0$.
Déterminer une équation cartésienne de la droite $(\Delta)$ passant par le point $A$ et orthogonale à $(D)$.
3.Condition de perpendicularité de deux droites
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{D}')$ deux droites du plan $\mathcal{P}$.
Si $\vec{n}$ et $\vec{n}'$ sont deux vecteurs normaux respectivement aux droites $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{D}')$, alors :
Si les droites $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{D}')$ sont définies respectivement par les équations cartésiennes : $ax + by + c = 0$ et $a'x + b'y + c' = 0$, alors :
Exemples.
1) On considère les droites : $(D_1) : 2x – 3y + 1 = 0 $ et $ (D_2) : 3x + 2y – 3 = 0$
Puisque : $2 \times 3 + (-3) \times 2 = 6 – 6 = 0$ alors : $(D_1) \perp (D_2)$.
2) On considère les droites : $(\Delta_1) : 3x + y – 2 = 0 $ et $ (\Delta_2) : -x + 2y + 7 = 0$
Puisque : $3 \times (-1) + 1 \times 2 = -1 \neq 0$ alors les droites $(\Delta_1)$ et $(\Delta_2)$ ne sont pas perpendiculaires.
3) On considère les droites $(D)$ et $(D')$ telles que : $(D) : 2x + y – 3 = 0 $ et $ (D') : mx – y = 0$.
Déterminons la valeur du réel $m$ pour laquelle $(D) \perp (D')$ :
On a : $(D) \perp (D') \iff 2m – 1 = 0 \iff m = \frac{1}{2}$. Par suite : $m = \frac{1}{2}$.
Application
Applications.
1. On considère les droites : $(D) : 5x + 2y – 3 = 0$ et $(D') : y = 2x – 3$.
Les droites $(D)$ et $(D')$ sont-elles perpendiculaires ? Justifier la réponse.
2. On considère les droites : $(\Delta_1) : (2m – 3)x – 5y + 11 = 0$ et $(\Delta_2) : 2x + 3y + 5 = 0$ où $m \in \mathbb{R}$.
Déterminer la valeur de $m$ pour que les droites $(\Delta_1)$ et $(\Delta_2)$ soient perpendiculaires.
3. On considère les points : $A(1;2) ; B(-3;-6) ; C(0;1) ; D(2;0)$. Montrer que : $(AB) \perp (CD)$.
4.Distance d’un point à une droite
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{D})$ une droite d'équation : $ax + by + c = 0$ avec $(a;b) \neq (0;0)$ et $A(x_A;y_A)$ un point du plan.
La distance du point $A$ à la droite $(\mathcal{D})$ est donnée par :
Applications.
1. Calculer la distance du point $A$ à la droite $(\mathcal{D})$ dans chacun des cas suivants :
a) $A(2;3)$ et $(\mathcal{D}) : 2x – 5y + 4 = 0 ; $ b) $A(-2;3)$ et $(\mathcal{D}) : x – 3y + 5 = 0$
c) $A(-4;3)$ et $(\mathcal{D}) : 3x – 5 = 0 ; $ d) $A(0;1)$ et $(\mathcal{D}) : y = -2x + 3$
2. Dans le plan rapporté à un repère orthonormé $(O;\vec{i},\vec{j})$, on considère les points :
\[A(1;-1) ; B(-1;2) ; C(-3;-2)\]
a) Déterminer une équation cartésienne de la droite $(AB)$.
b) Calculer $d(C;(AB))$ puis en déduire l'aire du triangle $ABC$.
c) Déterminer le couple de coordonnées du point $H$ projeté orthogonal du point $C$ sur la droite $(AB)$.
IV.ÉQUATION CARTÉSIENNE D’UN CERCLE
1.Le cercle
Définition
Définition.
Soit $\Omega$ un point du plan $\mathcal{P}$ et $R$ un réel positif.
Le cercle $(\mathcal{C})$ de centre $\Omega$ et de rayon $R$ est l'ensemble des points $M$ du plan tels que : $\Omega M = R$.
On le note $\mathcal{C}(\Omega;R)$. On a alors : $M \in \mathcal{C}(\Omega;R) \iff \Omega M = R$.
2.Équation cartésienne d’un cercle
Proposition
Proposition.
Une équation cartésienne du cercle $(\mathcal{C})$ de centre $\Omega(a;b)$ et de rayon $R$ ($R \ge 0$) est :
\[(x – a)^2 + (y – b)^2 = R^2\]
que l'on peut écrire : $x^2 + y^2 – 2ax – 2by + c = 0$ où $c = a^2 + b^2 – R^2$
Exemple
Exemples.
1) Soit $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega(1;-2)$ et de rayon $R = 2$.
Déterminons une équation cartésienne du cercle $(\mathcal{C})$ :
Soit $M(x;y)$ un point du plan. On a :
Ainsi : $ (\mathcal{C}) : x^2 + y^2 – 2x + 4y + 1 = 0$
2) Déterminons une équation cartésienne du cercle $(\Gamma)$ de centre $\Omega(-1;3)$ et passant par le point $A(1;2)$ :
Soit $M(x;y)$ un point du plan. On a :
Applications.
Déterminer une équation cartésienne du cercle $(\mathcal{C})$ dans chacun des cas suivants :
a) $(\mathcal{C})$ est de centre $\Omega(-2;1)$ et de rayon $R = 3$.
b) $(\mathcal{C})$ est de centre $\Omega\left(-\frac{1}{2};\frac{3}{2}\right)$ et de rayon $R = 1$.
c) $(\mathcal{C})$ est de centre $O$ et passant par le point $A(-2;3)$.
d) $(\mathcal{C})$ est de centre $\Omega(-2;1)$ et tangent à la droite d'équation $y = 3$.
3.Équation d’un cercle défini par un diamètre
Proposition
Proposition.
Soit $A$ et $B$ deux points distincts du plan $\mathcal{P}$.
L'ensemble des points $M$ du plan vérifiant : $\overrightarrow{AM} \cdot \overrightarrow{BM} = 0$ est le cercle $(\mathcal{C})$ de diamètre $[AB]$.
Preuve
Preuve.
Soit $I$ le milieu de segment $[AB]$. Pour tout point $M$ du plan on a :
\[\begin{aligned}\overrightarrow{AM} \cdot \overrightarrow{BM} &= \left( \overrightarrow{AI} + \overrightarrow{IM} \right) \cdot \left( \overrightarrow{BI} + \overrightarrow{IM} \right) \\
&= \left( -\overrightarrow{IA} + \overrightarrow{IM} \right) \cdot \left( \overrightarrow{IA} + \overrightarrow{IM} \right) (\text{car } I \text{ est le milieu de } [AB]) \\
&= IM^2 – IA^2\end{aligned}\]
Par suite : $ \overrightarrow{AM} \cdot \overrightarrow{BM} = 0 \iff IM^2 = IA^2 \iff IM = IA \iff M \in \mathcal{C}(I;IA)$
Ainsi, l'ensemble des points $M$ est le cercle de centre $I$ et de rayon $IA$, donc le cercle de diamètre $[AB]$.
Exemple
Exemple.
On considère les points $A(-1;2)$ et $B(3;0)$.
Déterminons une équation cartésienne du cercle $(\mathcal{C})$ de diamètre $[AB]$ :
Soit $M(x;y)$ un point du plan. On a :
Application.
Déterminer une équation cartésienne du cercle $(\mathcal{C})$ de diamètre $[AB]$ dans les cas suivants :
a) $A(2;1)$ et $B(-1;3) $ ; $$ b) $A\left(\frac{1}{2};-1\right)$ et $B\left(0;\frac{3}{2}\right)$
V.REPRÉSENTATION PARAMÉTRIQUE D’UN CERCLE
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega(a;b)$ et de rayon $R$ ($R > 0$).
Le cercle $(\mathcal{C})$ est l'ensemble des points $M(x;y)$ du plan tels que :
\[\begin{cases} x = a + R\cos\theta \\ y = b + R\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})\]
Ce système est appelé représentation paramétrique du cercle $(\mathcal{C})$.
Preuve
Preuve.
Soit $M(x;y)$ un point du cercle $(\mathcal{C})$ tel que $(\widehat{\vec{i};\overrightarrow{\Omega M}}) \equiv \theta \ [2\pi]$. On a : $\Omega M = R$.
Puisque le vecteur $\overrightarrow{\Omega M}$ a pour coordonnées $(x – a; y – b)$ et $\overrightarrow{\Omega M} = \|\overrightarrow{\Omega M}\|(\cos\theta \vec{i} + \sin\theta \vec{j})$, alors :
\[\begin{cases} x – a = R\cos\theta \\ y – b = R\sin\theta \end{cases} \iff \begin{cases} x = a + R\cos\theta \\ y = b + R\sin\theta \end{cases}\]
Par conséquent, $(\mathcal{C})$ est le cercle de centre $\Omega(1;-2)$ et de rayon $R = 4$.
Par suite, une représentation paramétrique du cercle $(\mathcal{C})$ est donnée par : $\begin{cases} x = 1 + 4\cos\theta y = -2 + 4\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})$
2) Déterminons l'ensemble $(\Gamma)$ des points $M(x;y)$ du plan tels que :
\[\begin{cases} x = -1 + 2\cos\theta \\ y = 3 + 2\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})\]
On a : $\begin{cases} x = -1 + 2\cos\theta y = 3 + 2\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})$ ; donc : $\begin{cases} x + 1 = 2\cos\theta y – 3 = 2\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})$. D'où :
$(x+1)^2 + (y-3)^2 = 4\cos^2\theta + 4\sin^2\theta = 4(\cos^2\theta + \sin^2\theta) = 4$
Par suite : $(x+1)^2 + (y-3)^2 = 4$ est une équation du cercle $(\Gamma)$ de centre $\Omega(-1;3)$ et de rayon $R = 2$.
Application
Applications.
1. Donner une représentation paramétrique du cercle $(\mathcal{C})$ dans les cas suivants :
a) $x^2 + y^2 – 2x + 6y – 6 = 0 $ ; b) $x^2 + y^2 + 4x – 16 = 0 $ ; c) $x^2 + y^2 + 6x – 8y + 23 = 0$
2. Déterminer l'ensemble $(E)$ des points $M(x;y)$ du plan tels que : $\begin{cases} x = \sqrt{2}\cos\theta y = 4 + \sqrt{2}\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})$
3. Déterminer une équation cartésienne du cercle $(\mathcal{C})$ de représentation paramétrique :
\[\begin{cases} x = 1 + 3\cos t \\ y = -1 + 3\sin t \end{cases} (t \in \mathbb{R})\]
VI.ENSEMBLE DES POINTS $M(x;y)$ DU PLAN TELS QUE : $x^2 + y^2 + ax + by + c = 0$
Proposition
Proposition.
Soit $(\Gamma)$ l'ensemble des points $M(x;y)$ du plan $\mathcal{P}$ vérifiant l'équation : $x^2 + y^2 + ax + by + c = 0$.
où $(a;b;c) \in \mathbb{R}^3$ et on pose : $k = a^2 + b^2 – 4c$.
Si $k 0$, alors l'ensemble $(\Gamma)$ est le cercle de centre $\Omega\left(-\frac{a}{2};-\frac{b}{2}\right)$ et de rayon $R = \frac{\sqrt{k}}{2}$.
Exemple
Exemples.
1) Soit $(\mathcal{C})$ l'ensemble des points $M(x;y)$ du plan $\mathcal{P}$ tels que : $x^2 + y^2 – 2x + 3y = 0$
En posant : $a = -2$ et $b = 3$ et $c = 0$, on obtient : $a^2 + b^2 – 4c = 4 + 9 – 0 = 13 > 0$. Par conséquent, $(\mathcal{C})$ est un cercle. Déterminons son centre et son rayon :
Le centre est $\Omega\left(1;-\frac{3}{2}\right)$.
Le rayon est : $R = \frac{\sqrt{a^2 + b^2 – 4c}}{2} = \frac{\sqrt{13}}{2}$.
2) Soit $(\mathcal{C})$ l'ensemble des points $M(x;y)$ du plan $\mathcal{P}$ tels que : $x^2 + y^2 + 3x – 7y + 15 = 0$.
On a : $x^2 + 3x = \left(x + \frac{3}{2}\right)^2 – \frac{9}{4} $ et $ y^2 – 7y = \left(y – \frac{7}{2}\right)^2 – \frac{49}{4}$
Par conséquent : $M(x;y) \in (\mathcal{C}) \iff \left(x + \frac{3}{2}\right)^2 – \frac{9}{4} + \left(y – \frac{7}{2}\right)^2 – \frac{49}{4} + 15 = 0$
Ce qui donne : $M(x;y) \in (\mathcal{C}) \iff \left(x + \frac{3}{2}\right)^2 + \left(y – \frac{7}{2}\right)^2 = -\frac{1}{2}$. Par suite : $(\mathcal{C}) = \emptyset$
3) Résolvons graphiquement le système $(S)$ suivant : $(x;y) \in \mathbb{R}^2 : \begin{cases} x^2 + y^2 – 4x 0 (2) \end{cases}$
L'inéquation $x^2 + y^2 – 4x < 0$ est équivalente à : $(x – 2)^2 + y^2 – 4 0$ sont les couples de coordonnées des points du plan situés en dessous de la droite $(\Delta)$ d'équation $x – y – 1 = 0$.
L'ensemble solution de $(S)$ est l'ensemble des couples $(x;y)$ coordonnées des points appartenant à la partie colorée de la figure.
Application
Applications.
1. Déterminer l'ensemble $(E)$ des points $M(x;y)$ vérifiant l'équation cartésienne correspondante à chacun des cas suivants :
a) $x^2 + y^2 + 2x – 4y + 2 = 0 $ ; b) $x^2 + y^2 – 12x + 14y + 85 = 0 $ ; c) $x^2 + y^2 + 8x – 6y + 27 = 0$
d) $x^2 + y^2 + \frac{4}{5}x – \frac{2}{5}y – \frac{24}{5} = 0 $ ; e) $x^2 + y^2 – 8x – 12 = 0 $ ; f) $x^2 + y^2 – 6x + 6y + 18 = 0$
2. Déterminer la position du point $A$ par rapport au cercle $(\mathcal{C})$ dans chacun des cas suivants :
a) $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega(2;3)$ et de rayon $R = 1$ et le point $A(-1;2)$.
b) $(\mathcal{C}) : x^2 + y^2 – 2x + 4y = 0$ et le point $A(0;1)$.
c) $(\mathcal{C}) : \begin{cases} x = 1 + 2\cos\theta y = 1 + 2\sin\theta \end{cases} (\theta \in \mathbb{R})$ et le point $A(2;1)$.
3. a) Résoudre graphiquement les inéquations suivantes :
$x^2 + y^2 + 2x – 6y + 9 \ge 0 ; x^2 + y^2 + 2y – 3 < 0 ; x^2 + y^2 < 4$
b) Résoudre graphiquement les systèmes suivants :
Définition.
Soit $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega$ et de rayon $R$ avec $R > 0$ et $M$ un point du plan $\mathcal{P}$.
Le point $M$ est sur le cercle $(\mathcal{C})$ si et seulement si : $\Omega M = R$.
Le point $M$ est à l'intérieur du cercle $(\mathcal{C})$ si et seulement si : $\Omega M R$.
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{C})$ le cercle d'équation cartésienne : $x^2 + y^2 + ax + by + c = 0$ où $(a;b;c) \in \mathbb{R}^3$.
Pour tout point $M(x_0;y_0)$ du plan :
$M$ est un point du cercle $(\mathcal{C})$ si et seulement si : $x_0^2 + y_0^2 + ax_0 + by_0 + c = 0$.
$M$ est à l'intérieur du cercle $(\mathcal{C})$ si et seulement si : $x_0^2 + y_0^2 + ax_0 + by_0 + c 0$.
Ainsi, le cercle $(\mathcal{C})$ détermine trois parties disjointes dans le plan $\mathcal{P}$.
Exemple
Exemples.
1) Soit $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega(-1;2)$ et de rayon $R = 3$.
Déterminons la position des points $A(3;-1)$ et $B(0;1)$ par rapport au cercle $(\mathcal{C})$ :
On a : $\Omega A = \sqrt{(3+1)^2 + (-1-2)^2} = 5 $ et $ \Omega B = \sqrt{(0+1)^2 + (1-2)^2} = \sqrt{2}$
Puisque $\Omega A > R$ alors le point $A$ est à l'extérieur du cercle $(\mathcal{C})$.
Puisque $\Omega B < R$ alors le point $B$ est à l'intérieur du cercle $(\mathcal{C})$.
VIII.POSITIONS RELATIVES D’UNE DROITE ET D’UN CERCLE
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega$ et de rayon $R$ et $(\mathcal{D})$ une droite dans le plan $\mathcal{P}$ rapporté à un repère orthonormé.
Si $d(\Omega;(\mathcal{D})) > R$, alors l'intersection de $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{C})$ est vide : $(\mathcal{D}) \cap (\mathcal{C}) = \emptyset$.
Si $d(\Omega;(\mathcal{D})) = R$, alors l'intersection de $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{C})$ est le singleton $\{H\}$ où $H$ est le point de contact (ou de tangence) de la droite $(\mathcal{D})$ et du cercle $(\mathcal{C})$.
Si $d(\Omega;(\mathcal{D}))$ est strictement inférieur à $R$, alors l'intersection de $(\mathcal{D})$ et $(\mathcal{C})$ est un bipoint $\{A;B\}$.
Exemple
Exemples.
1) Pour étudier et déterminer l'intersection de la droite $(\mathcal{D})$ et du cercle $(\mathcal{C})$ tels que :
L'équation $x^2 – 6x + 5 = 0$ admet deux solutions distinctes qui sont : $x_1 = 1$ et $x_2 = 5$.
Par conséquent : $ \begin{cases} x = 1 y = 2 \end{cases} \text{ou} \begin{cases} x = 5 y = -2 \end{cases}$.
Ainsi, la droite $(\mathcal{D})$ coupe le cercle $(\mathcal{C})$ en deux points qui sont : $A(1;2)$ et $B(5;-2)$.
2) Déterminons une équation cartésienne du cercle $(\Gamma)$ de centre $\Omega(-1;1)$ et tangent à la droite $(\Delta)$ d'équation $x + y + 2 = 0$ :
Puisque la droite $(\Delta)$ est tangent à $(\Gamma)$, alors son rayon est : $R = d(\Omega;(\Delta)) = \frac{|-1 + 1 + 2|}{\sqrt{1 + 1}} = \sqrt{2}$.
Soit $M(x;y)$ un point du plan. On a donc :
Applications.
Étudier l'intersection de la droite $(\mathcal{D})$ et du cercle $(\mathcal{C})$ dans chacun des cas suivants :
a) $(\mathcal{C}) : x^2 + y^2 – 4x + 2y = 0 \text{et} (\mathcal{D}) : 2x – y = 0$.
b) $(\mathcal{C}) : (x+2)^2 + (y+2)^2 = 2 \text{et} (\mathcal{D}) : x – y – 2 = 0$.
c) $(\mathcal{C}) : x^2 + y^2 – 2x + 4y – 11 = 0 \text{et} (\mathcal{D}) : x + y – 3 = 0$.
IX.ÉQUATION CARTÉSIENNE D’UNE DROITE TANGENTE À UN CERCLE EN UN POINT DONNÉ DE CE CERCLE
Proposition
Proposition.
Soit $(\mathcal{C})$ le cercle de centre $\Omega$ et de rayon $R$, $A(x_0;y_0)$ un point du cercle $(\mathcal{C})$ et $(T)$ la tangente au cercle $(\mathcal{C})$ au point $A$.
La droite $(T)$ est l'ensemble des points $M(x;y)$ du plan tels que :
Preuve.
Soit $(T)$ la tangente au cercle $(\mathcal{C})$ au point $A$. On a évidemment : $M \in (T) \iff \overrightarrow{A\Omega} \cdot \overrightarrow{AM} = 0$
Puisque le cercle $(\mathcal{C})$ admet une équation cartésienne de la forme : $x^2 + y^2 + ax + by + c = 0$
alors : $\Omega\left(-\frac{a}{2};-\frac{b}{2}\right)$ et $R = \frac{\sqrt{a^2 + b^2 – 4c}}{2}$. Il s'ensuit donc :
Exemple.
On considère le cercle $(\mathcal{C})$ d'équation cartésienne : $x^2 + y^2 – 6x + 2y + 5 = 0$ et $A(1;-2)$.
On a : $x_A^2 + y_A^2 – 6x_A + 2y_A + 5 = 1 + 4 – 6 – 4 + 5 = 0$, donc : $A \in (\mathcal{C})$.
Soit $M(x;y)$ un point du plan. Une équation de la tangente $(T)$ au cercle $(\mathcal{C})$ au point $A$ est :
\[(T) : x – 2y – \frac{6}{2}(x + 1) + \frac{2}{2}(y – 2) + 5 = 0 \text{. Par suite :} (T) : 2x + y = 0\]